Accueil Date de création : 28/08/09 Dernière mise à jour : 29/11/11 14:01 / 80 articles publiés

Twitter quand il neige ...  posté le samedi 09 janvier 2010 18:32

 

Twitter quand il neige...

Les intempéries et les 5 cm de neige qui ont secoués La Rochelle cette semaine ont désorganisé tout le système éducatif: absence importante des élèves et de professeurs.
...Twitter a permis un tout autre schéma sur la classe twitteuse.

1) Twitter est un réseau de communication établi : une fois de plus (déjà noté dans un de mes derniers posts) : Twitter n'est pas forcément utilisé par tous les élèves de la classe de façon assidue ou même régulière MAIS ils savent que la communication est possible par ce réseau.

Avalanche de tweets mardi soir à l'annonce de la neige pour le lendemain matin: ceux qui ont des informations sur le trafic des bus ont aussitôt tweeté l'information = être pourvoyeur d'information est le Niveau 2 du tweeteur (après le Niveau 1 : découverte de l'outil et lecture passive des tweets).

Les élèves ont ensuite tweeté mercredi et jeudi pour obtenir des informations: qui sera en cours/ quelle est l'organisation des cours etc.

 

2) Twitter = faire cours...quand il n'y a pas cours !

Jeudi matin, les étudiants FLE de David Cordina (voir post précédent) ont commencé à s'abonner aux comptes twitter de mes élèves et à se présenter. Plusieurs de mes élèves, passés sur leur twitter pour m'avertir de leur absence en cours, ont commencé à échanger avec les étudiants. Comme j'étais moi aussi bloquée par les intempéries chez moi, nous avons improvisé un « cours » informel basé

- sur les échanges avec les FLE

- et sur la correction et commentaires de leur évaluation de français que je n'avais pas encore pu leur rendre (mais tweeté les notes)

 3 ) Twitter facteur de présence en cours !

Jeudi soir passait sur France 2 à Envoyé spécial un reportage « glam, blogs and Rock n'roll » à propos de l'usage des pratiques internet des adolescents. J'ai tweeté l'information jeudi soir et incité mes élèves à le regarder. Plusieurs m'ont indiqué avoir manqué le reportage me sollicitant pour qu'on le regarde en cours. J'ai donc programmé pour le lendemain le visionnage de l'émission avec débat puisque les intempéries ne permettraient toujours pas un rythme scolaire et des effectifs de classe normaux.

Ma surprise a été grande vendredi matin de les retrouver 25/28 présents en cours alors que le lycée affichait un taux de présence élève de 10 % par classe. « on ne voulait pas manquer le reportage et le débat ! Et puis les autres [les présents la veille]nous ont raconté qu'ils avaient tweeté avec les étudiants chinois »
Cette situation est anecdotique mais prouve que l'information passe par Twitter et que Twitter fédère le groupe-classe autour d'applications, de projets, d'échanges.

Une de leurs enseignantes d'anglais (ils sont par groupes de compétences et en section européenne= donc plusieurs enseignants) passée lors d'un live-tweet a été curieuse de découvrir l'outil: j'ai laissé les élèves lui présenter et la former à Twitter. Les voici désormais initiants et non plus initiés.

------------------------------------

TWITTER : COMME UN REFLEXE (article paru le 18 janvier)

Situation 1: je lance une nouvelle séance en classe. Je commence à définir les objectifs et un élève finit la phrase que j'avais commencé « et on fait ça sur Twitter ! »

 

Situation 2: Je tweete durant le week-end une critique du film Invictus. C'est une habitude que les élèves comme les enseignants tweeteurs ont pris: que ce soit à la télé ou au cinéma, chacun fait une chronique de ce qu'il a vu s'il estime le support intéressant. J'indique que je projette de les emmener en sortie cinéma pour voir ce film vendredi prochain. Ce n'est qu'un projet.

Deux élèves tweetent en réponse des commentaires, des informations sur le film.

 

Situation 3. Je tweete vendredi dernier les consignes pour le cours suivant prévu le mardi suivant: des définitions à chercher. Je demande à ceux qui lisent ce tweet de le transmettre à toute la classe

Aucun tweet commentant le mien.

 

Aujourd'hui lundi, je n'ai pas cours avec cette classe. Je passe les voir dans un de leurs cours pour

  1. les avertir du projet de sortie

  2. leur indiquer de vive voix le travail de recherches à faire pour demain

 

Deux réactions:

  1. « On a averti la prof d'anglais qu'on serait sûrement au cinéma vendredi ». Je n'avais pas encore eu le temps de l'avertir qu'ils l'ont fait

  2. « oui oui on sait, on a lu ça pour le travail ». Et vous avez transmis? « ben oui ». Dialogue de suprise pour moi, d'une banalité évidente pour eux.

Conclusion

Twitter en classe n'est plus dans sa phase de découverte, de mise en place. Nous entamons le 5ème mois de cette expérience qui est entrée dans la culture, dans le quotidien et dans les habitudes de mes élèves.
Ce n'est pas leur réseau social de vie privée. C'est leur/notre réseau social de vie de classe. Ils y glanent des informations, ils posent des questions, ils y trouvent forcément des réponses. Ils peuvent s'y exprimer, échanger, proposer. Chacun prend, donne, n'y est pas contraint: l'espace est libre mais soumis à des règles que chacun respecte. On est pas sur Facebook, je ne suis pas leur « amie » : l'espace est commun à l'équipe pédagogique et aux élèves. Twitter c'est comme une salle de classe: mêmes règles (d'expression, de langage, de culture, de respect, de pédagogie), il n'y a que le support qui est innovant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lien permanent

Twitter en classe : échanges avec des étudiants chinois FLE  posté le samedi 09 janvier 2010 17:19

 

J'ai testé cette semaine un nouvel usage de twitter en classe avec David Cordina, [DAvid Cordina, enseignant et coresponsable des départements FLE de l'Université de Lille1 (CUEEP - Maison des langues)(compte twitter @flelille1) et ses étudiants chinois.

Ingénieur Pédagogique Multimédia]  /

Cette expérience est née d'un échange via Twitter avec David Cordina. Nous avons ouvert pour la construire une Wave sur Google Wave.

Comme l'a tweeté David «  ce qui m'impressionne le plus, c'est la facilité du dispositif. Autrefois (il y a presque 4/5 ans), nous aurions dû monter un lourd projet européen. Maintenant en deux clics (je simplifie) c'est fait. « 

C'est une des grandes forces de Twitter: favoriser des échanges de savoirs de savoir-faires et de collaboration qui n'avaient pas eu lieu d'être. L'échange entre les étudiants chinois de l'université de Lille et des élèves d'un bac pro commerce de La Rochelle est exceptionnel en soi !

 

Objectifs :

-favoriser les échanges interculturels

-favoriser l'expression écrite (tant pour les FLE que pour les lycéens)

-favoriser l'usage de twitter

 

Déroulement:

  • présentation à chaque classe des objectifs et des consignes

  • abonnements aux comptes élèves et enseignants (intérêt ici des listes twitter)

  • création d'un hashtag #sinofr

  • échanges synchrones et asynchrones

  •  

    1ers échanges: sur deux heures synchrones

 

Premier Bilan par David Cordina et par moi:

 

Aspects positifs pour les étudiants chinois

- Convivialité

- Compétences linguistiques et échange de type A1/A2/B1 ( cadre européen de référence pour les langues) : communication en temps réel et en réelle situation de communication- en 3ème un élève français doit être de niveau A2 en LV1, en Terminale, niveau B2)

- Clavardage visible pour l'enseignant

- j'ai eu de nombreux échanges avec eux pour la compréhension orale

- dialogue interculturel

MOINS

Aspects négatifs pour les étudiants chinois

- dispersion des messages, messages courts, difficultés de suivre : malgré le vidéoprojecteur...

- souci technique pour accéder à tous les messages - j'ai du passer voir un à un les étudiants pour gérer leur tweetdeck. C'etait le seul outil qui permettait de gérer tous les échanges.

- les prochaines séances devront se baser sur des messages plus longs ? pour augmenter la qualité du contenu des échanges

- la langue et ses imperfections - compétences pragmatiques certes, mais quand même... (des deux côtés)

 Aspects positifs pour les élèves français

- intérêt très rapide pour l'expérience: vif intérêt pour la culture, curiosité qui a engendré beaucoup de questions en parallèle à leurs tweets : j'ai commencé de façon informelle la séquence de géographie sur l'Asie et sur le territoire chinois

  • prise de conscience de l'importance de l'écrit: écrire pour se faire comprendre . Travail sur l'expression, l'orthographe, le vocabulaire, la syntaxe // beaucoup de questions en parallèle.

  • Prise de conscience qu'une situation de communication complète est nécessaire pour une bonne communication: modérer ses tweets pour espérer être lu et avoir une réponse.

  • Education aux médias : ce que je peux dire/demander/ la force d'un avatar

La suite

L'expérience de ces échanges est portée par un bilan positif que nous souhaitons voir se développer et surtout optimiser: les discussions synchrones sont ardues: emploi du temps et impératifs de cours à caler entre les deux classes.

A suivre...

Conclusion provisoire
Ces échanges ont permis une nouvelle application de Twitter en classe. Mes élèves ont pu de nouveau prendre conscience de la force et des possibilités d'un réseau social du net...avec une certaine fierté si peu commune malheureusement d'être élève de lycée professionnel et de pouvoir échanger avec des étudiants qui plus est chinois ! Twitter continue son travail identitaire dans cette classe.

 

Un grand MERCI à David Cordina pour ce partage d'éxpérience, pour avoir mis tout son savoir à ma portée (entre autres son initiation à google wave) et pour son bilan copié/collé ici.

 

lien permanent

Twitter: retour de la classe en cours= Twitter, un lien évident  posté le vendredi 08 janvier 2010 21:15

 

Mes élèves sont de retour après une coupure de presque deux mois : stage + vacances. Twitter a servi ici durant cette période:

 

1. Comme support à une prise de notes régulière. Les élèves devaient tweeter pendant toute cette période pour avoir une base autobiographique: à la reprise des cours cette semaine, je leur ai demandé une production d'écrit reprenant tous leurs tweets. accessible directement en cours via poste informatique. Le classique «madame, j'ai oublié mes affaires » n'a plus lieu d'être. Par contre, le « madame, j'ai oublié de tweeter » a pénalisé ceux qui ont « oublié » la consigne (j'ai fait de réguliers rappels par tweets ou même DM à ceux que je ne voyais jamais tweeter).

2) de lien sur cette longue période de coupure entre élève/élève et élève/enseignant: Habituellement la reprise de contact avec une classe qui a été en stage sur une longue période est difficile ou du moins lente. Twitter a évité cette rupture. La communication n'était pas obligatoire mais possible. Cette possibilité a rassuré les élèves. Le réseau social existe: ils l'ont utilisé à chaque fois qu'ils en ont eu besoin ou envie. Twitter m'a permis (ainsi qu'aux autres enseignants tweeteurs de cette classe) de ne pas subir cette rupture que les enseignants d'enseignement général vivent sur cette période. Nous n'avons aucune communication avec les élèves qui n'ont comme référents que leurs enseignants de matières professionnelles. Twitter (et la trace autobiographique qu'ils devaient y laisser) nous ont permis de les voir évoluer tout au long de la période de stage.

lien permanent

Twitter en stage/ fin de stage = le bilan  posté le mardi 22 décembre 2009 16:28

 Les élèves viennent de finir leurs 4 semaines de stage. Voilà le bilan de l'évolution de l'utilisation de Twitter sur cette période :

 

 

 

Situation des élèves

Situation de l'équipe pédagogique

Ce que nous avons tweeté

Ce que Twitter a apporté

1ère semaine

- période d'installation en milieu professionnel est toujours délicate (peur, intégration à une équipe, séparation d'avec le groupe-classe..etc).

 

 

 

 

- tweets leur « autobiogra- phie » comme demandé,

- s'encoura-gent

- se donnent des nouvelles entre eux

- me posent des questions

- transition moins brutale lycée/lieu de stage.

-communication entre tous les élèves décloisonnant les clivages de classe.

-communication élève/prof rendue habituellement difficile voire inexistante par l'installation en stage

 

2

désormais installés en stage, pris leurs marques et commencent réellement leur stage pratique.

Présentation officielle du projet twitter en conseil de classe

j'ai tweeté le conseil de classe (cf post précédent). Les élèves continuent à tweeter leurs autobio-graphies de stage.

- L'implication des élèves pour le conseil de classe a été importante. Ils se sont trouvés au coeur de l'événement, ont pu réagir, apporté des infos complémentaires.

- groupe classe et équipe pédagogique revendiquant une vraie identité autour d'un réseau social qui leur est propre.

3

Semaine d'évaluations des élèves sur leurs lieux de stage et début de la rédaction de leur dossier de stage: stress, inquiétudes et interrogations

Formation de 3 enseignants à Twitter : la prof d'espagnol tweete en espagnol et les y encourage. Leur prof de maths/scien-ces est devenue une tweeteuse assidue.

Les élèves tweetent bcp de questions sur leurs évaluations, s'encouragent, se soutiennent et narrent leur bilan d'évaluation avec conseils.

-communication élève/ prof accrue = sans Twitter elle n'aurait pas existé

-communication, mutualisation des savoirs et savoir-faires élève/élève

 

4

Beaucoup de travail en magasin, fatigue et plusieurs grippés Evaluations terminées

Peu de tweets cette semaine.

Peu de tweets par manque de temps et pas de besoin particulier à communi-quer

- Twitter n'est pas/peu utilisé quand la communication n'est pas nécessaire.

Fin de stage/

début des vacances

La plupart des élèves continuent à travailler jusqu'à Noël (pris en contrat par leurs lieux de stage)

 

-beaucoup de tweets pour annoncer leur fin de stage et un bilan global/ qu'ils continuent à travailler / pour se souhaiter de bonnes vacances

- Twitter représente le réseau social du groupe classe

 

Fréquence de tweets:

Seuls 3 élèves sur 28 n'ont pas du tout tweeté sur la période de stage. L'un d'entre eux n'a pas eu accès à Internet. Pour les 2 autres, aucune nouvelle ou explication apportée. Ce sont 2 élèves qui tweetent rarement et se montrent peu impliqués dans l'expérience.

Une dizaine d'élèves tweetent très régulièrement et échangent avec d'autres élèves ou/et enseignants.

La moitié de la classe a tweeté régulièrement : une fois par semaine environ comme je leur avais demandé.

Tous répondent à mes tweets lorsque je leur pose une question ou apporte une information qui demande réaction.

Quel bilan? Cette période de stage a permis de voir si cette expérience était viable hors contexte de classe où je les sollicite beaucoup à tweeter. J'attendais de voir si sans cette sollicitation, ils utiliseraient spontanément ou non Twitter.
Avoir intégré des "devoirs" sur Twitter (ils étaient tous tenus de tweeter leur autobiographie de stage) a permis ce lien obligatoire. Ca a permis d'activer un lien que certains ont utilisé avec régularité et au delà de cette obligation de tweets.
Le bilan est donc positif pour cette petite quinzaine d'élèves qui ont utilisé Twitter comme un vrai réseau social : Ces élèves ont tous en commun une certaine fragilité et un besoin d'être rassurés : socialement et professionnellement.

Il n'y a pas eu de rupture entre la période cours et la période stage dans leur utilisation de Twitter.

A venir: Twitter reprendra désormais en janvier lorsque les élèves reviendront en cours. J'ai plusieurs projets de tweets avec eux et en réseau avec d'autres élèves et étudiants tweeteurs.  Je les exposerai ici dè qu'ils seront finalisés.


 A toutes les personnes qui passeront par là, merci de vos lectures et  votre attention à cette expérience. Passez d'excellentes fêtes de fin d'année et à l'année prochaine !

lien permanent

Twitter en classe: 3ème semaine de stage et proposition d'un compte Twitter pour le lycée  posté le mercredi 09 décembre 2009 22:03

 

a) Twitter en classe

 

J' ai laissé volontairement l'expérience « en roue libre »depuis 10 jours. Je tweete très régulièrement des petits messages sans objectif particulier: je n'ai pas d'informations spécifiques à transmettre aux élèves. C'est donc l'occasion de voir ce qui se passe sur la Time Line du Twitter de classe sans intervention particulière de ma part.


Si moi je n'ai rien à communiquer, les élèves et mes collègues ont très bien pris le relai !

 

Les élèves:
- ils tweetent toujours consciencieusement leurs « devoirs » de rédaction autobiographique. Ils passent sur Twitter au moins une fois par semaine. Certains tweetent très régulièrement.
-ils tweetent beaucoup depuis 15 jours sur un thème précis: lors de leurs stages, ils ont une évaluation par leurs professeurs de vente, un oral professionnel. C'est la première fois qu'ils sont confrontés à cette évaluation. A a suscité beaucoup de stress, de questions, de problèmes à résoudre. C'est par Twitter qu'ils ont échangé à la fois entre eux et avec l'équipe pédagogique sur ce thème. Ils savaient nous « trouver » là. J'y vois là un plus de communication et de soutien lors de cette période de formation. Sans Twitter, ils seraient restés seuls avec leurs questions et démunis sans réponse.

-Ils tweetent aussi après leur évaluation des petits bilans, des conseils, des messages rassurants et encourageants pour ceux qui n'ont pas encore été évalués. Un véritable RESEAU s'est mis en place à travers cet évènement.

 

L'équipe pédagogique:

J'ai formé la quasi totalité de l'équipe pédagogique (à la demande de chaque enseignant) à Twitter. Leur professeur de maths-sciences utilise désormais quotidiennement Twitter: elle leur a communiqué leurs notes d'évaluation, fait des commentaires, encouragé, donné des conseils pour leur oral, leur propose des liens culturels etc. Elle en fait une utilisation similaire à la mienne.
Leur professeur d'espagnol trouve en Twitter un excellent outil de pour favoriser la communication avec eux en espagnol. Elle leur envoie des tweets en espagnol et certains commencent à y répondre. Elle réfléchit à l'exploitation pédagogique qu'elle pourra donner à cet outil en classe.

Ils peuvent donc désormais communiquer en français, en anglais et en espagnol via Twitter. Comme c'est une section européenne, l'intérêt de telles pratiques linguistiques est encore plus grand.

Les deux enseignants de matières professionnelles semblent moins enclin à utiliser Twitter. Pourtant l'une des matières est la communication.

 

B. Un twitter pour le lycée?

 

La semaine dernière, j'ai testé deux nouvelles expériences Twitter autour du lycée:

  • j'ai accompagné une classe (que je n'ai pas) à une rencontre avec l'auteur, Véronique Ovaldé, prix Renaudot des lycéens 2009. J'ai crée pour l'occasion un nouveau compte Twitter @tweetdoriole (du nom de notre lycée) et j'ai tweeté durant l'après midi le jeu des questions réponses entre les élèves et V. Ovaldé. Cette veille sur un événement permet à mes deux collègues (prof de français et documentaliste) de garder une trace de l'échange, exploitable en classe a postériori. A voir quelle et s'il y a eu exploitation pédagogique de cette veille via Twitter.

  • A l'occasion du Téléthon, une journée a été banalisée au lycée pour des échanges élèves/personnel. J'ai là encore fait une veille de l'événement tweetant en simultané des photos de chaque atelier.

     

    Ces deux veilles avaient pour objectif de faire découvrir Twitter. J'ai proposé à l'équipe dirigeante du lycée de créer un compte Twitter officiel qui serait intégré sur le mur du site officiel : un Twitter accessibles au personnel qui le souhaiterait et qui pourrait y déposer des messages informatifs sur la vie du lycée, sur les (très nombreux) projets réalisés. Ce compte serait une vitrine de notre établissement. A l'heure où nous nous devons de communiquer, il me semble que Twitter est un outil de veille performant, très simple d'utilisation, gratuit et novateur pour un établissement scolaire. Actuellement seul le quotidien local (Sud-Ouest) relaie à notre demande les actions, les réalisations qui ont lieu dans et hors du lycée.


    Le seul retour que j'ai eu pour le moment est très décevant de la part d'un ATICE qui a avancé deux arguments:

  • Twitter ne présente pas, selon lui, assez de garanties: il a mis en avant et en exemple un compte Twitter qui est un spam. Pour lui, il est impossible de laisser le risque que des élèves accèdent à de tels comptes. Je lui ai répondu que je ne connaissais encore aucun établissement scolaire capable de garantir un accès totalement sécurisé à Internet.

  • J'avais avancé l'argument que l'on serait un des premiers établissements scolaires à avoir un compte Twitter (et le 1er lycée professionnel !). Il en a fait un contre-argument avançant que s'il n'y avait encore aucun établissement scolaire, c'est qu'il devait y avoir une raison.

 

Ces arguments montrent bien que nous sommes encore loin d'un usage des TICE dans les établissements scolaires de façon banalisée. Il y a encore une très forte réticence: un mélange d'ignorance, de peur et de manque de curiosité que je ne peux pas réellement expliquer. Chacun utilise pour son compte personnel l'ordinateur, l'informatique, Internet mais l'utiliser dans des pratiques pédagogiques et dans un cadre scolaire effraie encore beaucoup.

J'y voyais aussi un moyen de faire en pratique de l'éducation aux médias comme le souhaite notre Proviseur suite aux dérives de l'usage de Facebook parmi nos élèves.

A voir s'il y aura ou non une suite donnée à cette proposition.

 

 

 

 

lien permanent
|
ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à frompennylane

Vous devez être connecté pour ajouter frompennylane à vos amis

 
Créer un blog