a) Twitter en classe
J' ai laissé volontairement l'expérience « en roue libre »depuis 10 jours. Je tweete très régulièrement des petits messages sans objectif particulier: je n'ai pas d'informations spécifiques à transmettre aux élèves. C'est donc l'occasion de voir ce qui se passe sur la Time Line du Twitter de classe sans intervention particulière de ma part.
Si moi je n'ai rien à communiquer, les élèves et mes collègues ont
très bien pris le relai !
Les
élèves:
- ils tweetent toujours consciencieusement leurs
« devoirs » de rédaction autobiographique. Ils passent
sur Twitter au moins une fois par semaine. Certains tweetent très
régulièrement.
-ils tweetent beaucoup depuis 15 jours sur un thème précis: lors de
leurs stages, ils ont une évaluation par leurs professeurs de
vente, un oral professionnel. C'est la première fois qu'ils sont
confrontés à cette évaluation. A a suscité beaucoup de stress, de
questions, de problèmes à résoudre. C'est par Twitter qu'ils ont
échangé à la fois entre eux et avec l'équipe pédagogique sur ce
thème. Ils savaient nous « trouver » là. J'y vois là un
plus de communication et de soutien lors de cette période de
formation. Sans Twitter, ils seraient restés seuls avec leurs
questions et démunis sans réponse.
-Ils tweetent aussi après leur évaluation des petits bilans, des conseils, des messages rassurants et encourageants pour ceux qui n'ont pas encore été évalués. Un véritable RESEAU s'est mis en place à travers cet évènement.
L'équipe pédagogique:
J'ai formé la quasi totalité de
l'équipe pédagogique (à la demande de chaque enseignant) à Twitter.
Leur professeur de
maths-sciences utilise désormais quotidiennement Twitter:
elle leur a communiqué leurs notes d'évaluation, fait des
commentaires, encouragé, donné des conseils pour leur oral, leur
propose des liens culturels etc. Elle en fait une utilisation
similaire à la mienne.
Leur professeur
d'espagnol trouve en Twitter un excellent outil de pour
favoriser la communication avec eux en espagnol. Elle leur envoie
des tweets en espagnol et certains commencent à y répondre. Elle
réfléchit à l'exploitation pédagogique qu'elle pourra donner à cet
outil en classe.
Ils peuvent donc désormais communiquer en français, en anglais et en espagnol via Twitter. Comme c'est une section européenne, l'intérêt de telles pratiques linguistiques est encore plus grand.
Les deux enseignants de matières professionnelles semblent moins enclin à utiliser Twitter. Pourtant l'une des matières est la communication.
B. Un twitter pour le lycée?
La semaine dernière, j'ai testé deux nouvelles expériences Twitter autour du lycée:
-
j'ai accompagné une classe (que je n'ai pas) à une rencontre avec l'auteur, Véronique Ovaldé, prix Renaudot des lycéens 2009. J'ai crée pour l'occasion un nouveau compte Twitter @tweetdoriole (du nom de notre lycée) et j'ai tweeté durant l'après midi le jeu des questions réponses entre les élèves et V. Ovaldé. Cette veille sur un événement permet à mes deux collègues (prof de français et documentaliste) de garder une trace de l'échange, exploitable en classe a postériori. A voir quelle et s'il y a eu exploitation pédagogique de cette veille via Twitter.
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A l'occasion du Téléthon, une journée a été banalisée au lycée pour des échanges élèves/personnel. J'ai là encore fait une veille de l'événement tweetant en simultané des photos de chaque atelier.
Ces deux veilles avaient pour objectif de faire découvrir Twitter. J'ai proposé à l'équipe dirigeante du lycée de créer un compte Twitter officiel qui serait intégré sur le mur du site officiel : un Twitter accessibles au personnel qui le souhaiterait et qui pourrait y déposer des messages informatifs sur la vie du lycée, sur les (très nombreux) projets réalisés. Ce compte serait une vitrine de notre établissement. A l'heure où nous nous devons de communiquer, il me semble que Twitter est un outil de veille performant, très simple d'utilisation, gratuit et novateur pour un établissement scolaire. Actuellement seul le quotidien local (Sud-Ouest) relaie à notre demande les actions, les réalisations qui ont lieu dans et hors du lycée.
Le seul retour que j'ai eu pour le moment est très décevant de la part d'un ATICE qui a avancé deux arguments: -
Twitter ne présente pas, selon lui, assez de garanties: il a mis en avant et en exemple un compte Twitter qui est un spam. Pour lui, il est impossible de laisser le risque que des élèves accèdent à de tels comptes. Je lui ai répondu que je ne connaissais encore aucun établissement scolaire capable de garantir un accès totalement sécurisé à Internet.
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J'avais avancé l'argument que l'on serait un des premiers établissements scolaires à avoir un compte Twitter (et le 1er lycée professionnel !). Il en a fait un contre-argument avançant que s'il n'y avait encore aucun établissement scolaire, c'est qu'il devait y avoir une raison.
Ces arguments montrent bien que nous sommes encore loin d'un usage des TICE dans les établissements scolaires de façon banalisée. Il y a encore une très forte réticence: un mélange d'ignorance, de peur et de manque de curiosité que je ne peux pas réellement expliquer. Chacun utilise pour son compte personnel l'ordinateur, l'informatique, Internet mais l'utiliser dans des pratiques pédagogiques et dans un cadre scolaire effraie encore beaucoup.
J'y voyais aussi un moyen de faire en pratique de l'éducation aux médias comme le souhaite notre Proviseur suite aux dérives de l'usage de Facebook parmi nos élèves.
A voir s'il y aura ou non une suite donnée à cette proposition.
rafenomanjato jean
lun 14 déc 2009 23:04