Twitter aujourd'hui m'a servi dans un contexte un peu différent
de ce que j'avais prévu hier: j'ai une laryngite qui me prive
quasiment de voix ou du moins de pouvoir tenir des heures de cours
classique à parler.
J'avais une heure de cours/ groupe cet après midi et j'avais prévu
de lancer la première séquence de géographie: les grands ensembles
du monde actuel.
J'ai donné aux élèves plusieurs consignes sur une étude de carte. Au préalable, je leur ai demandé de chercher 6 définitions de notions comme par exemple IDH, migration, flux etc. Des notions qu'ils doivent connaître et assimiler rapidement pour toutes les séquences de géographie à venir. Nous avons tous constaté, enseignants et surtout en LP combien il est difficile de leur faire assimiler ces notions. C'est là que j'ai fait intervenir Twitter. Je ne voulais pas un simple recopiage de définition sur dictionnaire.
Sur poste au CDI:
Le premier groupe sur la première avait pour
consigne de chercher les définitions (sur internet ou dictionnaire:
bcp préfèrent à force d'expérience le dictionnaire, plus simple et
plus rapide) et de les tweeter. Ils avaient pour consigne de
reformuler la définition pour qu'elle tienne en 140 caractères et
soit la plus claire possible. J'allie ici travail de français et de
géo.
Le deuxième groupe sur l'heure suivante a eu
pour consigne de lire les définitions tweetées, de les compléter si
nécessaire ou de les reformuler si elles n'étaient pas claires. Je
leur ai aussi posé tout un jeu de questions qui demandaient
précision sur certaines définitions ou qui approfondissaient
leurs reflexions.
Exemple: pour la définition sur l'IDH, une élève a rédigé dans le
1er groupe:
"IDH(indicateur de dvlpmt humain): indice statistique evaluant le niveau de développement humain des pays du monde."
J'ai demandé, via Twitter, au 2ème groupe quels étaient les critères pour définir l' IDH puisque sans ces critères, la définition est incomplète. IL s'agissait qu'ils me répondent : accès à la santé, pouvoir d'achat et accès à l'éducation pour les filles.
Une fois de plus, j'ai constaté que l'exercice était très probant: les élèves écrivent, reformulent, s' "écoutent", participent tous et mettent un point d'honneur à participer.
La deuxième séance, en classe entière: les élèves sont sur poste par deux (pas de salle avec 30 postes) avec la consigne de relire toutes les definitions twittées: sur feuille, ils doivent reformuler pour se créer leur propre glossaire de définitions: ainsi elles sont rédigées par les élèves. Ils réfléchissent, composent et s'approprient ainsi la définition.
Le bilan de ces deux heures de twitter en classe a été une nouvelle fois très positif.
En extra-scolaire, les élèves ont beaucoup twitté hier soir avec des échanges sur leur devoir de français, sur les devinettes de la prof d'anglais, une info donnée par la prof d'AP et une explication de vocabulaire demandée par la doc. Il y a une émulation évidente entre eux, entre nous et eux sur cette expérience. Le bouche à oreille fonctionne très bien dans la salle des profs et de plus en plus de collègues sont interessés ou du moins très curieux. Les élèves se sentent au centre de qqle chose d'inédit et ça leur plaît beaucoup. (syndrôme classique pour des élèves de LP qu'on a trop longtemps qualifiés de "perdus").
Elodie Ressouches
mer 16 sep 2009 16:05