Petit message pour Elodie Ressouches qui m'a laissé un commentaire: vous pouvez me joindre à cette adresse: maribarcelone@yahoo.fr ou sur mon twitter : http://twitter.com/frompennylane
à bientôt !
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à bientôt !
Twitter aujourd'hui m'a servi dans un contexte un peu différent
de ce que j'avais prévu hier: j'ai une laryngite qui me prive
quasiment de voix ou du moins de pouvoir tenir des heures de cours
classique à parler.
J'avais une heure de cours/ groupe cet après midi et j'avais prévu
de lancer la première séquence de géographie: les grands ensembles
du monde actuel.
J'ai donné aux élèves plusieurs consignes sur une étude de carte. Au préalable, je leur ai demandé de chercher 6 définitions de notions comme par exemple IDH, migration, flux etc. Des notions qu'ils doivent connaître et assimiler rapidement pour toutes les séquences de géographie à venir. Nous avons tous constaté, enseignants et surtout en LP combien il est difficile de leur faire assimiler ces notions. C'est là que j'ai fait intervenir Twitter. Je ne voulais pas un simple recopiage de définition sur dictionnaire.
Sur poste au CDI:
Le premier groupe sur la première avait pour
consigne de chercher les définitions (sur internet ou dictionnaire:
bcp préfèrent à force d'expérience le dictionnaire, plus simple et
plus rapide) et de les tweeter. Ils avaient pour consigne de
reformuler la définition pour qu'elle tienne en 140 caractères et
soit la plus claire possible. J'allie ici travail de français et de
géo.
Le deuxième groupe sur l'heure suivante a eu
pour consigne de lire les définitions tweetées, de les compléter si
nécessaire ou de les reformuler si elles n'étaient pas claires. Je
leur ai aussi posé tout un jeu de questions qui demandaient
précision sur certaines définitions ou qui approfondissaient
leurs reflexions.
Exemple: pour la définition sur l'IDH, une élève a rédigé dans le
1er groupe:
"IDH(indicateur de dvlpmt humain): indice statistique evaluant le niveau de développement humain des pays du monde."
J'ai demandé, via Twitter, au 2ème groupe quels étaient les critères pour définir l' IDH puisque sans ces critères, la définition est incomplète. IL s'agissait qu'ils me répondent : accès à la santé, pouvoir d'achat et accès à l'éducation pour les filles.
Une fois de plus, j'ai constaté que l'exercice était très probant: les élèves écrivent, reformulent, s' "écoutent", participent tous et mettent un point d'honneur à participer.
La deuxième séance, en classe entière: les élèves sont sur poste par deux (pas de salle avec 30 postes) avec la consigne de relire toutes les definitions twittées: sur feuille, ils doivent reformuler pour se créer leur propre glossaire de définitions: ainsi elles sont rédigées par les élèves. Ils réfléchissent, composent et s'approprient ainsi la définition.
Le bilan de ces deux heures de twitter en classe a été une nouvelle fois très positif.
En extra-scolaire, les élèves ont beaucoup twitté hier soir avec des échanges sur leur devoir de français, sur les devinettes de la prof d'anglais, une info donnée par la prof d'AP et une explication de vocabulaire demandée par la doc. Il y a une émulation évidente entre eux, entre nous et eux sur cette expérience. Le bouche à oreille fonctionne très bien dans la salle des profs et de plus en plus de collègues sont interessés ou du moins très curieux. Les élèves se sentent au centre de qqle chose d'inédit et ça leur plaît beaucoup. (syndrôme classique pour des élèves de LP qu'on a trop longtemps qualifiés de "perdus").
Je note que petit à petit Twitter rentre dans les "mœurs" des élèves comme dans celle de l'équipe pédagogique.
Les échanges: il y a 3 jours de coupure entre vendredi et notre prochain cours. Vendredi a été une journée intense en tweets du fait de la séance de français et nous avons "surfé" sur cette vague:
- Le devoir de français (compétence d'écriture) décortiqué via Twitter vendredi est à rendre pour mardi: plusieurs élèves ont noté au fur et à mesure de ces trois jours l'évolution de leur travail. "je n'ai pas trouvé assez d'arguments...je n'ai fait que 28 lignes...dur dur...etc". A chaque tweet, je propose une piste qui peut les aider, les motiver. Mais il y a eu aussi des échanges entre eux sur ce thème. Je pense aussi que ce devoir est aussi une "excuse" pour eux de tweeter = objectif atteint, ils aiment ce canal.
-Une élève absente en fin de semaine a demandé les consignes pour rendre le devoir. Je lui ai donné la réponse et les délais dt elle bénéficie.
-Les devinettes en anglais ont du succès. Les échanges et débats sur la bonne réponse ont occupé d'autres élèves (à noter que ce ne sont pas les mêmes)
-Une élève m'a envoyé un direct message pour m'annoncer son absence et la raison.
-Un élève ce matin annonce son absence pour deux jours et demande qu'on lui prenne ses devoirs.
-Mon élève réfractaire essaie toujours d'utiliser Twitter pour son compte personnel avec des messages qui ne concernent que certains élèves. Je l'ai recadré tout comme ma collègue d'anglais.
-Je leur ai donné diverses informations comme le programme du festival auquel nous nous rendons vendredi ou le titre de la séquence de géo que nous commençons demain.
Le bilan de ces 3 jours de coupure est donc positif. Je ne les ai pas encouragé via Facebook à tweeter, ils le font d'eux même. Ca concerne pour le moment une dizaine d'élèves (soit 1/3 de la classe). Je vais le faire ce soir pour voir un message sur Facebook active plus de motivation.
L'équipe pédagogique:
- La documentaliste du CDI du lycée nous a rejoint sur Twitter. Je l'ai formé une heure à la pratique basique de Twitter à sa demande. Elle ne cible pas encore toutes les possibilités de ce micro-blogging. Vendredi, en 2ème séance, les élèves utilisaient Twitter sur les postes du CDI et je cherchais avec la doc. un site présentant une liste d'abréviations officielles. Elle a trouvé et je lui ai expliqué qu'en ayant un compte Twitter, elle aurait pu leur donner le lien directement via ce canal. Nous travaillons souvent en binôme avec les élèves. L'intérêt est réel.
Elle va s'en servir pour leur donner des infos sur ses nouvelles acquisitions au CDI (comme par ex, le livre que nous avons étudié en classe, que plusieurs veulent lire, commandé au CDI =ils auront aussitôt l'info) ou pour faire une revue de presse en rapport avec les séquences que nous étudions en cours. Exemple: pour la séquence Géo sur les Etats Unis: "dans le nouveau N° de Courrier international, vous trouverez un article sur l'espace urbain New new-yorkais".
Leur prof de maths adhère aussi au projet et je vais lui faire rapidement une initiation. Sa motivation première est de participer à un projet commun à la classe.
Leur prof d'arts appliqués vient de se créer un compte Twitter pour nous rejoindre.
Je souhaite au fur et à mesure en parler à l'ensemble de l'équipe pédagogique. Je compte sur un bouche-à-oreille progressif de l'équipe pédagogique et des élèves pour inciter, ne serait-ce que par curiosité, l'ensemble des profs à s'y intéresser. Il n'y a bien sûr aucune obligation.
J'ai en ligne de mire la mi-novembre comme délai: les élèves partent en stage pendant 4 semaines dans des commerces.
Je compte sur le fait que Twitter serve de lien entre le stage et le lycée: ils ont souvent des questions et parfois se sentent démunis par cette coupure. Ils n'osent pas nous poser des questions, soulever des problèmes car nous ne voyons pas. Ce serait aussi un moyen pour eux de se soutenir lors de moments professionnels difficiles. Le lycée est un lien social très fort pour certains. En être coupé pendant une si longue période les met en souffrance. Il s'agirait aussi d'amoindrir cette coupure: 4 semaines de stage suivis de 2 semaines de vacances de Noël font qu'à leur retour en classe, la remise en route dans un rythme scolaire est parfois difficile.
Utilisation de twitter en classe
Je compte leur faire utiliser Twitter demain dans le cadre d'une séquence de géo. Par groupe, ils auront à présenter des cartes. 2 élèves seront sur poste pour prendre des notes complémentaires à leur présentation (en particulier mes compléments à leurs explications). Je vais ainsi les initier à la prise de notes et ça va me permettre de constater le degré de compréhension de mon cours à travers leurs tweets.
J'ai donc fait ce matin une autre application de Twitter avec ma classe: utiliser Twitter non pas comme remplaçant de la communication orale prof-élèves/ élève-élève mais comme un moyen supplémentaire et complémentaire de communication. Ce travail s'est déroulé sur deux séances.
1ère séance (en groupe):
Les points positifs sont nombreux:
- le seul élève qui n'était pas encore inscrit l'est désormais
-les élèves qui n'ont pas ou peu internet à la maison ont pu tweeter de façon intensive et je leur ai laissé du temps pour lire les tweets édités la veille
-ils se sont entraidés de poste en poste: je n'ai pas eu à intervenir pour des pbs de connexion ou d'utilisation basique
-ils ont pu pratiquer de façon bcp plus intensive: j'ai répondu en direct à leurs pbs pratiques et apporté des précisions
-ils ont tous respecté la consigne de langage et ont fait attention à l'orthographe, se sont auto-corrigés ou ont corrigé les autres (à modérer, je ne voulais pas de chasse à la faute: en LP les bases d'orthographe sont svt très fragiles: pas question de rebuter les plus hésitants). J'ai pointé régulièrement sur des fautes (c'est mon rôle).
-un des points les plus positifs: tous les élèves ont tweeté. Même les élèves les plus timides se sont exprimés. Je focalise surtout sur des élèves qui ne s'expriment jamais à l'oral. Je n'ai pas eu à le motiver pour le faire. Je me suis arrangée pour rebondir sur ses tweets pour le féliciter de façon indirecte pour sa participation.
-les élèves se sont auto-modérés: trop de tweets tuent le tweet ! Comme ils devaient tout lire pour ne pas être redondant, ils étaient épuisés à la fin du cours par cette intensité (j'avoue que moi aussi!). Ca a été surtout le cas pour le 2ème Groupe (groupe A) : naturellement plus actif et plus réactif que le 1er Groupe (groupe B) mais qui a dû lire tout ce que l'autre groupe avait déjà tweeté sur la première heure: ils avaient donc plus de matière.
-je suis intervenue mais de façon très restreinte: surtout la première heure. PLus la 2ème car il fallait déblayer le "trop de tweets" = ils se sont donc auto-gérés dans leurs reflexions. Ca leur laisse plus de temps pour réfléchir et formuler des réponses: à l'oral seuls les plus réactifs le peuvent.
-ils ont travaillé dans un silence quasi-total très concentrés sur leurs écrans.
-les réflexions, échanges, débats sur le sujet à traiter (voir post précédent) ont été très actifs et enrichissants.
Les points négatifs sont quasi-inexistants: il ne s'agit que d'ajustements à réaliser:
-modérer le nombre de tweets comme je l'ai déjà expliqué
-j'ai dû suivre tous les tweets pour réorienter le débat ou parfois le clore. J'ai utilisé la formule "je valide la réponse de tel élève" pour les guider, leur donner "la bonne réponse" pour qu'ils ne s'enlisent pas dans des échanges inutiles (...qui ont entraîné surdose de tweets)
-j'ai dû recadrer deux élèves (anglais et américain) qui ont dévié du sujet d'études pour échanger (et râler!) en anglais.
-je leur ai annoncé que j'avais la main sur chaque poste et que je pouvais contrôler quei tous étaient bien sur Twitter... Les DM ont vite cessé, les pages FB se sont fermées !
2ème séance.
J'ai retrouvé la classe en effectif complet sur deux heures cet après midi. La salle informatique n'était pas disponible et nous sommes allés sur les 15 postes mis à dispo au CDi. Ils ont donc travaillé par groupe de 2.
Je leur ai demandé de reprendre tous les tweets écrits sur les deux heures ce matin pour lister les informations essentielles à la rédaction de la fiche méthodo (voir objectif péda de séance/ post précédent). Ce travail a permis de recenser les infos essentielles et de constater que bcp de tweets étaient redondants donc inutiles: ils auraient pu les éviter en se lisant plus les uns et les autres.
Le cours s'est ensuite poursuivi hors Twitter.
Bilan
Donc bilan plus que positif: je leur ai demandé leur avis à la fin de la séance et ils ont été très enthousiastes. On a parlé des + qu'apporte l'utilisation de Twitter. Je leur ai bien rappelé que cette pratique ne remplacerait pas mon cours et nos échanges oraux. J'ai pointé surtout sur les avantages d'un échange intense mais silencieux et de la participation aux échanges des plus silencieux à l'oral.
Expérience de Twitter en classe: quelle implicationTwitter peut-il avoir dans un cours? aide? support supplémentaire ou frein à une communication de cours?
Situation pédagogique: Cours de français: les élèves doivent rédiger la compétence d'écriture du sujet de BAc français 2009 "une commission européenne enquête sur les motivations qui poussent les jeunes à poursuivre des études à l'étranger ou à s'y installer pour travailler. Vous développerez les raisons qui vous inciteraient à partir dans le pays qui correspondrait le plus à vos rêves".
Cette séance fait suite à une séance consacrée à l'étude d'un groupement de textes sur le thème du départ. Elle a pour objectif de mettre en place une fiche collective de méthodologie: quelles questions je dois me poser face à une compétence d'écriture: quelles sont les consignes? quels sont les genre/type et enjeu du texte à rédiger? quel thème me demande t-on d'aborder? etc
Situation de salle: les élèves sont en salle informatique, en groupe de 15 élèves (1/2 classe) chacun devant un poste / Moi sur un poste: le vidéoprojecteur qui projette le twitter de classe.
Déroulement : les élèves travaillent en autonomie sur le sujet et au fur et à mesure élaborent leur propre fiche méthodologique: chaque point rédigé sur feuille est aussi tweeté: une mise en commun rapide se rédige via Twitter. Chaque élève fait des ajouts sur cette liste commune, commente, réagit...je les laisse rédiger avec une relance de questions complémentaires et une modération si nécessaire (en particulier sur le langage utilisé) ... à suivre en live dès maintenant !
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